L’AGAM remet en question Alliance Romaine

Les gens d’affaires de Minganie n’appuient pas la stratégie de l’organisation montréalaise

Havre-St-Pierre 15 août 2013
thumbnail

L’Association des gens d’affaires de la Minganie remet fortement en question les récentes prises de position d’Alliance Romaine concernant le chantier La Romaine. Pour l’AGAM, l’intérêt supérieur de la Minganie consiste aujourd’hui à tirer le maximum de retombées du méga projet La Romaine.

Lors d’un point de presse donné à Sept-Iles il y a quelques jours, le porte-parole d’Alliance Romaine, Christopher Scott, promettait de « reproduire d’autres blocus, principalement sur le chemin menant au barrage hydro-électrique de la rivière Romaine ». Pour l’AGAM, cette stratégie visant à empêcher la réalisation de l’un ou l’autre des volets du complexe La Romaine est vouée à l’échec. Non seulement la région de la Minganie s’est-elle entendue en 2009 avec Hydro-Québec pour le prochain demi-siècle, mais en plus l’AGAM estime que le développement à moyen et long terme repose en bonne partie sur le potentiel nouveau qui sera disponible par la réalisation des quatre centrales.

Selon Théoharris Ganas, président de l’AGAM, « la seule option valable, à court terme, est de maximiser les retombées du projet Romaine, tant pour les entreprises minganoises que pour les travailleurs. Nos efforts vont dans ce sens et ce sera vraisemblablement le cas jusqu’à la fin du chantier en 2020 ».

Par ailleurs, l’AGAM n’accepte pas que le porte-parole d’une association, dont la majorité des membres ne provient pas de la Côte-Nord, veuille prendre position au nom des Minganois. M. Ganas affirme que « Alliance Romaine n’a ni la compétence, ni la légitimité pour parler des retombées du projet Romaine à l’échelle de la Minganie ».

Pour l’AGAM, le vrai débat entourant la Minganie doit reposer sur une vision économique de la région. Le président de l’AGAM explique que « Nous devons à la fois maximiser les retombées du chantier et penser à l’après-Romaine afin d’éviter un retour à la dévitalisation. Bien sûr, chaque Minganois veut un environnement le plus sain qui soit, mais il souhaite par-dessus tout pouvoir travailler et avoir les moyens subvenir dignement à ses besoins ». Pour Théoharris Ganas, la situation est simple : « En fin de compte, la position et la stratégie d’Alliance Romaine ne tiennent aucunement compte des personnes qui vivent en moyenne Côte-Nord ».

Source et information : Guy Bouchard, chargé de projet, AGAM Tél : 418 553-9008; courriel : conradguyb@hotmail.com