Situation inacceptable

L’AGAM prend position dans le dossier de la main d’œuvre entourant le projet Romaine

Havre-St-Pierre 11 avril 2013
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L’AGAM endosse totalement la position de la MRC de Minganie dans le dossier de la main d’œuvre minganoise sur le chantier La Romaine. L’AGAM considère inacceptable le fait que les travailleurs de la Minganie aient de la difficulté à être embauchés par les entrepreneurs oeuvrant sur le chantier; surtout pendant la période la plus intense des travaux.

L’AGAM, qui a par le passé dénoncé à maintes reprises certaines iniquités concernant le chantier La Romaine, considère que la situation des travailleurs minganois est plus que préoccupante. Selon Théoharris Ganas, président de l’AGAM, « il faut arrêter de se renvoyer la balle et finir par trouver une solution. On est environ à 60% du projet Romaine et nos travailleurs ne sont toujours pas sur le chantier. Il faut régler la situation de toute urgence ».

L’AGAM note au passage le manque de moyens dont dispose Hydro-Québec pour imposer la main d’œuvre locale. Selon M. Ganas « une fois qu’un contrat est donné, l’entrepreneur venant de l’extérieur fait ce qu’il veut. Si un entrepreneur décide de ne prendre aucun travailleur de la Minganie, comme cela arrive parfois, la Société d’État ne peut rien faire pour l’y obliger ». Selon l’AGAM, il faut modifier le contexte légal et règlementaire de manière à ce qu’un chantier comme La Romaine, puisse assurer prioritairement que les travailleurs de la région hôte puissent y travailler.

En complément, l’AGAM revient à la charge sur des solutions faciles, adoptables par Hydro-Québec. Théoharris Ganas affirme que « quand c’est une entreprise nord-côtière, plus de 30% des travailleurs proviennent de la Minganie; quand c’est une entreprise de l’extérieur, moins de 10% des travailleurs sont issus de la Minganie. Conséquemment, il faut plus de contrats régionaux et plus de contrats obtenus en sous-traitance par les entreprises nord-côtières ».

M. Ganas conclue en expliquant que « La marmite régionale chauffe, elle est sur le point d’exploser. Les élus, les entreprises, les travailleurs… toute la Minganie est révoltée par le fait que nos travailleurs attendent chez eux alors que des dizaines de travailleurs de partout au Québec arrivent chaque jour sur le chantier. Il faut trouver une solution avant que cette révolte ne se propage au chantier ! »

Source et information : Guy Bouchard, chargé de projet, AGAM Tél : 418 553-9008; courriel : conradguyb@hotmail.com